Rencontre médiatique
Marie-Philip Poulin célèbre la Coupe Walter « à la maison »
Marie-Philip Poulin avec sa médaille d'argent des Jeux olympiques de Milano Cortina 2026 et la Coupe Walter de la LPHF
Le maire de Beauceville, Patrick Mathieu, avec Marie-Philip Poulin et Laura Stacey
Paul Morin, de la ville de Beauceville, animait la rencontre
Julienne Bisson, la grand-mère de la numéro 29, ainsi que Danye Nadeau et Robert Poulin, ses parents
Robert Poulin, le père de Marie-Philip Poulin
Julienne Bisson et Danye Nadeau

Par Léa Arnaud, Journaliste
« À chaque fois que je descends la côte de l’autoroute, ça me fait me sentir à la maison », a indiqué Marie-Philip Poulin, de passage à Beauceville, sa ville natale, accompagnée de la Coupe Walter et de la médaille d’argent des Jeux olympiques.
Pour l’athlète désormais connue et reconnue mondialement, la Beauce reste toujours très présente dans son cœur. « Revenir dans mon patelin, il n’y a rien de mieux que ça », a confié la numéro 29 aux journalistes locaux lors d’une rencontre organisée ce vendredi matin à l’aréna EJM René Bernard. « Je suis très fière d’être Beauceronne. Oui j’ai la chance de voyager à travers le Canada et le monde et oui je sors de la Beauce, mais la Beauce ne sortira jamais de la petite fille. »
Laura Stacey, femme et coéquipière de Marie-Philip Poulin, était également présente. Pour elle, c’était la première fois qu’elle voyait l’engouement de la municipalité envers cette icône du hockey féminin. « C’est très spécial de voir tous les enfants et tous les gens très contents de voir la Coupe Walter et Marie! » Elle s’est dite très touchée par les sourires et l’enthousiasme des enfants qu’elles ont rencontrés dans les écoles le matin même. « Elle les inspire à vivre leur rêve! », a-t-elle souligné.
En effet, cette visite auprès des jeunes de la région a aussi été un moment très fort pour la Beaucevilloise. « Aller voir aujourd’hui les élèves dans les écoles, c’est là qu’on a tous commencé, dans un gym à écouter les professeurs. Tout commence là-bas. Avec le travail, la persévérance et la résilience tout est possible. »
Bilan de saison
Rappelons que cette saison, l’équipe canadienne de hockey féminin a fait face à une défaite crève-cœur lors de la finale des Jeux olympiques de Milano Cortina. La capitaine de l'équipe, Marie-Philip Poulin, ainsi que ses coéquipières sont rentrées avec la médaille d’argent, tandis qu’elles visaient l’or. En plus, la Beauceronne a manqué deux matchs en raison d’une blessure au genou droit.
Cette déception a été difficile pour les Canadiennes qui devaient enchaîner avec les séries de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF). « Pour nous c’est la première fois qu’après les Jeux olympiques, on revient et on a une ligue pour continuer à jouer. (...) Il fallait vraiment se mettre dans ce mindset et se dire “On retourne à la Victoire, il y a encore la Coupe Walter” », a admis Marie-Philip concernant le retour avec la Victoire de Montréal.
Cependant, les joueuses qui n’étaient pas dans l’équipe nationale se sont entraînées pendant leur absence et tout le monde était prêt à se battre pour remporter la Coupe Walter.
« Pour moi, personnellement, physiquement c’était dur et mentalement aussi. Mais il y a une équipe autour de toi qui te permet de te pousser. C’était vraiment un travail d’équipe. (...) Soulever cette coupe-là nous a fait beaucoup de bien! », a conclu celle qui est aussi la capitaine de la Victoire de Montréal.
Aujourd’hui, malgré ses nombreux accomplissements, elle rêve toujours de hockey. « Je veux continuer à grandir, à ouvrir des portes à la nouvelle génération. » Elle souhaite aussi continuer d’inspirer les gens à être eux-mêmes, peu importe les différences. « Il y en a qui viennent te voir non seulement parce que tu joues au hockey, mais aussi pour la personne que tu es. »
Le hockey féminin en développement
Remporter la Coupe Walter avait aussi un impact symbolique fort pour la Beaucevilloise d’origine. La LPHF n’étant qu’à sa troisième saison, elle prouve que le hockey féminin avance dans le bon sens. « On a tous grandi avec le rêve de faire partie de l’équipe olympique, mais au-delà de ça, maintenant les filles qui graduent à l’université ont aussi la possibilité de faire partie de la LPHF. (...) C’est le commencement de quelque chose de très grand! »
Pour la prochaine saison, la ligue comptera désormais 12 équipes, soit 4 de plus que la saison précédente. Malgré les changements de joueuses dans son équipe, Marie-Philip Poulin y voit surtout le développement de la ligue et s’en réjouit. « Ça fait plus de jobs dans la ligue et plus de filles qui jouent. On veut continuer à grandir ! »
De plus, elle est toujours optimiste quant à l’arrivée de nouvelles recrues à la Victoire de Montréal. « Avec l’expansion malheureusement tu perds des filles que tu ne veux pas. Je pense que c’est ça la réalité du sport professionnel maintenant. Mais je pense que quand on a une culture gagnante, ça attire aussi les filles ici. La culture qu’on a créé à Montréal c’est que, quand tu arrives, tu fais partie de l’équipe tout de suite. Que ce soit ta première partie ou ta troisième saison, dans cette équipe-là, tout le monde à une voix. »
Pour sa part, bien qu’elle a été protégée pour la prochaine saison, elle devra d’abord soigner correctement sa blessure au genou. « Ça va être un peu plus long que prévu mais ça va aller! », a-t-elle précisé aux journalistes.
Prendre du recul
Même si elle se met toujours une pression, Marie-Philip a appris à la gérer et en faire une force. « Oui il y a une pression à chaque fois que tu mets le chandail de l’équipe canadienne ou le chandail de la Victoire, c’est notre job, il faut performer et bien faire! Je pense qu’à la fin de la journée j’essaie d’utiliser cette pression-là en motivation. On se lève le matin, Laura et moi, et on s'entraîne fort ensemble, on se surpasse à chaque fois pour être capable de faire une différence. »
Partenaires dans la vie et sur la glace, Marie-Philip Poulin et Laura Stacey ont appris à se déconnecter un peu du travail pour se recentrer sur leur couple.
« On habite à 45 minutes de l’aréna à Laval, alors on s’est dit qu’après une partie on pouvait en parler dans l’auto et quand on arrive à la maison c’est fini, on arrête de parler des mauvaises passes qu’on s’est faites », a confié la Beauceronne avec humour, avant d’ajouter que leur chien Arlo les aides également à se déconnecter. Peu importe le résultat du match et leurs performances, lui il est toujours aussi heureux de les retrouver à la maison.
« On réalise que le hockey c’est une grande partie de nous oui, mais juste être nous deux c’est aussi une grande partie de nous », a-t-elle ajouté. Cet été, elles profiteront donc de quelques semaines de vacances en tête à tête pour enfin vivre leur voyage de noces lors d’un safari.
Enfin, bien que discrètes sur leur vie personnelle, elles ont tout de même confié que fonder une famille faisait partie de leur plan de match.
Une famille fière
Elle l’a toujours dit, Marie-Philip se sent très choyée d’être si bien soutenue et entourée par sa famille. D’ailleurs, ses parents, Danye Nadeau et Robert Poulin, ainsi que sa grand-mère, Julienne Bisson, ont également assisté à la rencontre médiatique. Ils ont tous confié être très fiers de leur athlète et suivent de près toutes ces aventures personnelles et sportives.
Elle profite d'ailleurs de son passage en Beauce pour savourer les joies de la Coupe Walter avec ses proches.
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