Travailleurs étrangers temporaires
Une délégation de la région en route pour Ottawa
Une délégation d'une quarantaine de personnes, dont plusieurs représentants de la Beauce, sont en route pour Ottawa afin de rencontrer des députés de trois partis, dans le dossier des travailleurs étrangers temporaires.
C'est ce qu'a confirmé le directeur général de Chaudière-Appalaches Économique, Philippe Mailloux, lors d'un entretien téléphonique avec EnBeauce.com.
Au nombre des participants, on trouvera des représentants des entreprises BOCCAM, Beauce Atlas et Turbo Images; parmi les élus, les préfets de la MRC de La Nouvelle-Beauce et de Beauce-Centre, respectivement Olivier Dumais et Patrice Mathieu, ainsi que le président de la Table des élus municipaux de Chaudière-Appalaches, Daniel Turcotte; enfin, la directrice générale de Développement Économique Nouvelle-Beauce, Marlène Bisson, et M.Mailloux lui-même seront du voyage. La délégation comprendra également des représentants du Saguenay—Lac-Saint-Jean, ainsi que de Drummondville.
Une première rencontre est prévue ce soir avec le caucus québécois des députés du Parti conservateur, qui comprend celui de Beauce, Jason Groleau. Un tête-à-tête est aussi confirmé avec le ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et lieutenant du Québec, Joël Lightbound. Des discussions avec des députés du Bloc québécois font partie du programme.
Rappelons que le 13 mars, le gouvernement fédéral a annoncé un délai supplémentaire d’un an pour certains travailleurs, afin de faciliter leur transition vers la résidence permanente, dans un contexte marqué par la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et l’entrée en vigueur du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Des ajustements ont également été annoncés dans le Programme des travailleurs étrangers temporaires.
Ainsi, les employeurs des régions rurales admissibles pourraient conserver leur nombre actuel de travailleurs étrangers temporaires à bas salaire et la proportion permise de ces travailleurs passerait temporairement de 10 % à 15 % de leur effectif. Cette mesure doit s’appliquer jusqu’en mars 2027.
«Cette mesure est bien accueillie mais demeure insuffisante pour répondre aux besoins des entreprises et des régions», a laissé entendre le directeur général de Chaudière-Appalaches Économique.
De même, plusieurs autres acteurs du milieu croient que le programme actuel doit être revu pour faire en sorte que le statut précaire des travailleurs étrangers temporaires soit atténué, afin d'apporter de la prévisibilité aux entreprises, et que le permis fermé, qui ne permet pas d’aller travailler ailleurs, soit assoupli.
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