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Pier Dutil

Tchin-Tchin!

durée 18h00
23 janvier 2023
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Par Pier Dutil

TCHIN-TCHIN!

La semaine a été longue et dure au boulot? Vous voyez arriver la fin de semaine avec plaisir? Vous décidez de vous offrir une bonne bière fraîche ou un verre de vin en agréable compagnie? Vous ouvrez une bonne bouteille de vin pour accompagner votre souper du samedi soir?

Eh bien, depuis la semaine dernière, je viens d’apprendre que ces petits gestes, qui contribuent à nous rendre la vie agréable, risquent de nuire à notre santé. 

QU'EST-CE QU'UNE CONSOMMATION RAISONNABLE?

Depuis plusieurs années, avec son slogan «La modération a bien meilleur goût» l’organisme Éduc’Alcool nous incitait à adopter une consommation d’alcool raisonnable. Avec le temps, on était même parvenu à mesurer la consommation recommandée, à savoir deux verres par jour pour les femmes et trois pour les hommes. Ramenée sur une semaine, la consommation totale recommandée totalisait 10 verres pour les femmes et 15 pour les hommes.

Mais voilà qu’une nouvelle étude rendue publique la semaine dernière par le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) vient mettre la hache dans les recommandations d’Éduc’Alcool.

Dans une mise à jour des dernières directives sur la consommation d’alcool qui dataient de 2011, le CCDUS affirme que boire un ou deux verres d’alcool par semaine présente un risque faible de développer des cancers, des maladies cardiaques et des AVC. Boire de trois à six verres hebdomadairement présente un risque modéré, alors qu’une consommation de sept verres et plus nous expose à un risque élevé. Finalement, selon cette étude, le risque zéro n’existe pas avec l’alcool.

ET VLAN DANS LES DENTS!

Ainsi, mon verre de bière et/ou de vin qui contribuait à chasser mon stress de la semaine et à agrémenter un repas entre amis.es devient maintenant une menace pour ma santé.

Mais qu’est-ce que l’on entend par un verre standard? Dans le cas d’une bière à 5 % d’alcool, on parle d’une bouteille de 360 millilitres (ml) ou de 12 onces (oz). Pour un vin à 12 % d’alcool, un verre standard contient 150 ml ou cinq oz. Dans une bouteille de vin de 750 ml, on retrouve donc cinq verres.

Ainsi, lors d’un souper en couple un samedi soir, si vous passez au travers d’une bonne bouteille de vin, vous êtes déjà dans la catégorie de risque modéré. Et si vous vous êtes permis un apéro avant le repas, vous voilà dans la zone de risque élevé. 

QUI CROIRE?

Je tiens à préciser que je ne mets pas en doute le résultat de l’étude du CCDUS, étude qui résulte d’une analyse de quelque 150 études diverses menées auparavant.

Je vous avoue que je trouve personnellement les recommandations de l’étude passablement alarmistes, mais pas de là à les contester. Je veux bien comprendre qu’il s’agit là d’opinions émises par des scientifiques qui ont à cœur notre santé.

Mais, en même temps, je considère que les recommandations faites par Éduc’Alcool citées précédemment dans cette chronique visaient le même but : préserver notre santé.

Et je me souviens également d’avoir déjà lu certaines études qui concluaient qu’une consommation raisonnable de vin rouge pouvait contribuer à diminuer les risques de subir un infarctus à cause des antioxidants contenus dans certains d’entre eux. 

Finalement, en prenant connaissances des recommandations du CCDUS, je ne peux m’empêcher de penser à nos amis Français qui, depuis des lunes, consomment du vin tous les jours, le midi et le soir. Pourtant, des études ont constaté que les Français ne présentaient pas un risque plus élevé de maladies cardiaques que les habitants d’autres pays qui ne consomment pas autant d’alcool.

À CHACUN SES CHOIX

Je suis conscient que la consommation d’alcool peut représenter certains dangers. Nous connaissons tous des gens qui, lorsqu’ils ont quelques verres d’alcool derrière la cravate, perdent la tête et deviennent même violents. Ceux-là devraient tout simplement s’abstenir.

Personnellement, je vous avoue candidement que j’aime déguster un bon verre de vin accompagné d’un bon repas en agréable compagnie. Est-ce que je mets ainsi ma vie en danger? Peut-être bien!

Mais, si je considère important de me préoccuper de ma santé physique, j’accorde autant d’importance à ma santé mentale. Et consommer une bonne bière fraîche sur le bord d’une piscine en été ou quelques verres de vin en mangeant contribue au maintien de ma santé mentale.

En réalité, ce n’est pas l’alcool qui est dommageable en soi, c’est plutôt l’abus que l’on en fait.

La récente étude du CCDUS doit être perçue comme une mise en garde. Mais parfois, à vouloir en faire trop, on finit par banaliser le message. À chacun de faire ses choix en pleine connaissance de cause.

Sur ces mots, je lève mon verre et vous dis «Tchin-Tchin!»
 

 Visionnez tous les textes d'opinion de Pier Dutil


PENSÉE DE LA SEMAINE

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