Première pelletée de terre
Le Laboratoire énergétique du CIMIC sera prêt cet automne

Par Léa Arnaud, Journaliste
La symbolique première pelletée de terre marquant le début de la construction du nouveau Laboratoire énergétique du Centre intégré de mécanique industrielle de la Chaudière (CIMIC) a été réalisée ce lundi en présence de Samuel Poulin, député de Beauce-Sud et ministre des Affaires municipales.
Ce Laboratoire énergétique comptera une centaine de panneaux photovoltaïques (panneaux solaires) ainsi qu’un centre de contrôle accessible aux enseignants et leurs élèves. Pensé comme un microréseau pédagogique à échelle réelle, ce lieu se veut un environnement d’apprentissage immersif et pratique qui viendra enrichir l’offre de formation professionnelle et répondre concrètement aux besoins croissants de main-d’œuvre spécialisée en électrotechnique et en énergies renouvelables dans la région. L'objectif est notamment de former de la main d'oeuvre local pour faciliter la transition énergétique.
« Le projet représente plus qu'une installation technologique, c’est un investissement dans l'avenir de nos jeunes, dans l'innovation et dans la protection de notre environnement. Grâce à cette initiative, notre centre de formation professionnelle deviendra un véritable lieu d'apprentissage où les élèves pourront découvrir les énergies renouvelables, comprendre les enjeux énergétiques de demain et développer des compétences tournées vers l'avenir », a souligné Robin Rodrigue, directeur du CIMIC.
Il s’adressera principalement aux élèves des programmes Électricité, Électromécanique de systèmes automatisés, Mécanique industrielle de construction et d’entretien, Carrosserie et Mécanique automobile (incluant les véhicules électriques). En rendant visibles et concrets des concepts souvent abstraits, le projet vise à renforcer la compréhension des phénomènes liés à l’électricité et à la transition énergétique, tout en favorisant l’engagement, la motivation et la réussite scolaire.
« Dans toute l’école il y a de l’électricité (...) puis ce sont des phénomènes qui sont un peu durs à enseigner donc on voulait les rendre réel pour que ce soit plus facile à comprendre », a expliqué Gabriel Sauriol, enseignant au CIMIC. « On voulait être capable de recréer toutes les types d’installation qu’il va y avoir dans les maisons, dans les entreprises et il y en a plusieurs. Il y a beaucoup à apprendre là-dedans et c’est ça qu’on veut enseigner. »
Le projet représente un investissement de 673 555 $ et est entièrement financé par le ministère de l’Éducation dans le cadre de la mesure de soutien à l’offre en formation professionnelle et en formation générale des adultes. Le coût comprend l’installation de panneaux photovoltaïques de 45 kWh, l'installation et la maintenance des systèmes solaires ainsi que le système de stockage d'énergie, le capteur pour la collecte et l'analyse de données en temps réel.
« Pour nous ce projet-là, il incarne une vision audacieuse, mais aussi une vision rassembleuse tant pour notre communauté à l'externe qu'à l'interne. On souhaite développer des environnements d'apprentissage technologique qui sont collés sur le milieu. On souhaite que nos jeunes vivent dans des contextes d'apprentissage diversifiés qui sont collés sur la réalité puis qui les aident à se dépasser tout en étant créatif et innovant », a expliqué Karina Roy, directrice générale par intérim du Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemin (CSSBE).
À terme, le site pourrait également être accessible au public sous la forme d’un musée éducatif en plein air sur les énergies renouvelables, contribuant à la sensibilisation de la communauté. Dans une prochaine phase, une éolienne domestique devrait aussi être installée lorsque l’établissement aura le financement nécessaire.
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