Reportage vidéo 2 de 2
Dans les coulisses des chroniques historiques de Pierre Morin
À Saint-Georges, la Société historique Sartigan et ses bénévoles poursuivent, depuis plus de 30 ans, un travail discret mais essentiel de préservation de la mémoire régionale. Cette implication prend un relief particulier alors que Pierre Morin, chroniqueur historique sur EnBeauce.com et bénévole depuis huit ans, s’apprête à publier sa 500e chronique.
Pour souligner ce jalon, deux reportages vidéo ont été réalisés au cœur même de la Société historique, afin de mieux faire connaître son fonctionnement, le rôle de ses bénévoles et l’importance de la diffusion de l’histoire locale en Beauce. En voici la seconde partie.
Derrière chaque chronique historique publiée sur EnBeauce.com se cache un travail de recherche minutieux, souvent invisible pour le lecteur. Alors qu’il s’approche de la publication de sa 500e chronique, Pierre Morin, lève le voile sur la façon dont il fait parler les archives et les photos anciennes pour raconter l’histoire locale.
Avocat de formation et historien par passion, Pierre Morin consacre une grande partie de son temps à fouiller le passé de Saint-Georges. Sa méthode repose d’abord sur l’image. « Moi, je fonctionne avec des photos. Une photo vaut mille mots », explique-t-il. Mais encore faut-il trouver la bonne, l’identifier correctement et surtout la replacer dans son contexte. « Je ne fais pas de publication si je n’ai pas de photo », précise-t-il, soulignant à quel point chaque chronique peut nécessiter de longues heures de recherche.
Un simple détail peut parfois ouvrir une piste. Pierre Morin raconte notamment comment une discussion avec un autre chercheur l’a amené à replonger dans les archives pour confirmer l’existence d’un ancien kiosque et d’un jeu appelé le pas de géant, autrefois situés près du couvent de Saint-Georges. « Je voulais être sûr que c’était bel et bien le bon endroit. J’aurais pu me tromper », souligne-t-il. Ce souci constant de validation l’amène à croiser les sources, consulter des fonds d’archives, comparer les photos et vérifier les dates avec précision.
Si la passion est bien présente, Pierre Morin ne cache pas les défis auxquels fait face la Société historique, notamment en ce qui concerne la relève. « C’est vraiment un problème de recruter les gens », admet-il, rappelant que plusieurs bénévoles sont âgés et que peu de personnes plus jeunes ont le temps de s’y consacrer. Malgré tout, il demeure confiant. « On voudrait que ça se poursuive. Je pense que ça va se poursuivre », affirme-t-il.
À travers ses chroniques, Pierre Morin continue de documenter, avec rigueur et patience, des fragments de l’histoire beauceronne qui pourraient autrement sombrer dans l’oubli. Un travail discret, mais essentiel, pour mieux comprendre d’où vient Saint-Georges… et pourquoi son histoire mérite d’être racontée.
Vous pouvez écouter notre second reportage vidéo au coeur de la Société historique Sartigan et de ses bénévoles ci-dessus.
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La Société historique Sartigan, gardienne de l’histoire locale (vidéo 1/2)
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