Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Entrevue avec Elliot Poulin

Des os de cervidés intriguent un étudiant de Saint-Prosper

durée 18h00
12 mars 2026
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Germain Chartier
Par Germain Chartier, Journaliste

Voir la galerie de photos

Un étudiant originaire de Saint-Prosper, Elliot Poulin, a partagé les résultats surprenants de certaines analyses réalisées dans le cadre de sa maîtrise en ostéoarchéologie à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Lors d’une entrevue accordée à EnBeauce.com, le jeune chercheur a expliqué comment des recherches menées sur des os de cervidés provenant notamment de la Beauce l’ont amené à s’interroger sur la fragilité de certains spécimens et sur des phénomènes biologiques qui pourraient toucher ces animaux.

À la base, les travaux d’Elliot Poulin ne portent pas directement sur la santé des cervidés. Son projet de maîtrise s’inscrit dans le domaine de l’archéologie expérimentale et vise à mieux comprendre la fabrication d’hameçons en os utilisés autrefois. « Je suis étudiant à la maîtrise en ostéoarchéologie. Grosso modo, je fais des hameçons en os à partir d’os prémaxillaires de cervidés, donc des os situés au niveau du nez », explique-t-il.

L’objectif est de reproduire ces hameçons, puis de pêcher avec ceux-ci afin d’analyser les traces laissées par les poissons. Ces observations peuvent ensuite être comparées avec des hameçons conservés dans des collections archéologiques afin de mieux comprendre quelles espèces étaient pêchées à l’époque.

« Dans le monde archéologique, il y a un gros flou sur les os qui étaient utilisés pour fabriquer des hameçons. Dans mon cas, j’essaie de démontrer l’utilisation des os prémaxillaires de cerfs de Virginie comme matière première », précise l’étudiant.

Des os parfois beaucoup plus fragiles

Au fil de ses expériences, Elliot Poulin a remarqué une différence importante entre certains os utilisés pour la fabrication de ses hameçons. « Il y en avait qui étaient super solides, mais d’autres pliaient presque comme de la réglisse quand j’essayais d’y mettre un peu de pression », raconte-t-il. Pour comprendre cette différence, il a réalisé des analyses par micro-tomodensitométrie, une technique qui permet d’observer l’intérieur des os. « C’est un peu l’équivalent d’un IRM, mais pour les os. Ça permet de voir ce qui se passe à l’intérieur du squelette. »

Ces observations ont montré que certains os présentaient une structure interne beaucoup plus poreuse. « On se retrouve dans un réseau qui ressemble un peu plus à du gruyère qu’à quelque chose de bien dense. C’est ce qu’on appelle de l’ostéoporose. » Pour réaliser son projet, Elliot Poulin a travaillé avec une entreprise de débitage afin d’obtenir des têtes de cervidés utilisées pour ses analyses. Parmi ces spécimens, environ 15 sur 50 présentaient des os jugés trop mous pour fabriquer des hameçons, un résultat qui demeure significatif selon lui.

Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette fragilité osseuse. Elliot Poulin évoque notamment des carences alimentaires liées aux caractéristiques du territoire. « En Beauce, le sol est parfois assez acide. Ça peut réduire les minéraux disponibles dans le sol et donc dans l’alimentation des animaux », explique-t-il.

Une autre hypothèse concerne la maladie débilitante du cerf, parfois surnommée la « maladie du cerf zombie ». « C’est une maladie à prion. Ce n’est pas un virus ni une bactérie. Une fois qu’elle est installée, on n’en guérit pas », souligne-t-il.

Selon lui, même si la maladie est surtout présente aux États-Unis pour l’instant, la proximité de la frontière incite à la vigilance.

Un message pour les chasseurs et les citoyens

Sans se présenter comme spécialiste de la faune, l’étudiant souhaite surtout sensibiliser la population à certains comportements inhabituels chez les cervidés. « Si vous voyez un chevreuil avec une démarche chancelante ou un comportement étrange, c’est important d’appeler SOS Braconnage pour que les autorités puissent analyser la situation. »

Les agents de la faune peuvent alors intervenir afin d’examiner l’animal et effectuer des analyses si nécessaire.

Les personnes intéressées peuvent également en apprendre davantage lors d’une conférence qu’Elliot Poulin présentera le 17 avril à 19 h à Saint-Prosper, sur la préhistoire de la pêche au Québec. Tous les profits seront reversés à la Société Historique de Saint-Prosper-de-Dorchester. 

Il est aussi possible d’écouter l’intégralité de notre entrevue vidéo avec lui ci-dessus.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 19h48

Zac Lauzon va rencontrer Simple Plan et réaliser son rêve

La voix de Zac Lauzon s'est finalement rendu jusqu'au groupe de pop rock Simple Plan qui a accepté de le rencontrer. Le père de l'adolescent, Phil Lauzon, a publié ce mercredi soir une vidéo sur les réseaux sociaux où on voit Zac et son père parler en visioconférence avec Sébastien Lefebvre, guitariste du groupe Simple Plan. L'entrevue a été ...

Publié à 18h00

Zac Lauzon lance une bouteille à la mer pour rencontrer Simple Plan

Le jeune Zac Lauzon, de Saint-Martin, a conquis le cœur des internautes et espère que sa voix se rendra jusqu’au groupe de pop rock Simple Plan, qu’il rêve de rencontrer. Zac est un jeune homme de 13 ans passionné par la musique et très bon chanteur. « Ça me tente beaucoup d’aller dans la musique plus tard, c’est ma plus grande passion. Je chante ...

Publié hier à 16h15

Un doctorat honorifique remis à Marie-Philip Poulin

Après avoir mené la Victoire de Montréal au championnat de la Coupe Walter de la Ligue professionnelle de hockey féminin, et avoir été nommée joueuse par excellence des séries éliminatoires, Marie-Philip Poulin a reçu un doctorat honorifique de l’Université Bishop’s de Sherbrooke. Le tout s'est déroulé lors de sa collation des grades annuelle de ...

app-store-badge google-play-badge