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Chez « Mononcle Gaby », le sirop d’érable devient mémoire

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À Saint-Côme-Linière, au 1468 rang 7, la Cabane à Mononcle Gaby ne se limite pas à la production de sirop d’érable. Derrière les fourneaux et la bouilleuse, Gaby Bédart a bâti au fil des années un véritable musée acéricole, où chaque objet raconte un pan de l’histoire de cette tradition bien ancrée en Beauce.

Une réalité que nous avons pu découvrir lors d’un reportage sur place, en compagnie du maître des lieux et de son gendre, Maverick Poirier.

À 48 ans, Gaby Bédart cumule déjà plusieurs décennies d’expérience dans le domaine. « On fait les sucres depuis l’âge de 16 ans », raconte-t-il, en retraçant ses débuts aux côtés de son père.

« Mon père avait construit une cabane dans les années 1962 […] puis on a couru au cheval pendant 34 années de suite », se souvient-il. Une époque où l’acériculture reposait encore sur des méthodes bien différentes de celles utilisées aujourd’hui.

Au fil du temps, l’entreprise familiale a évolué. « Il y a 15 ans, on a construit une nouvelle cabane. On s’est installé à la tubulure et puis aujourd’hui, on ne le regrette pas », explique-t-il.

Aujourd’hui, Gaby Bédart peut compter sur la présence de son gendre, Maverick Poirier, qui s’implique activement dans les opérations. Cette relève représente une grande source de motivation pour l’acériculteur. « Je suis un monsieur très, très enthousiaste. Ça nous rajeunit quand on peut ressentir que ça ne sera pas mort dans deux ans », confie Gaby Bédart.

Sur place, la visite permet de suivre toutes les étapes de la transformation de l’eau d’érable, de la bouilleuse jusqu’aux produits finis. Dans la partie technique, les visiteurs peuvent observer les bassins, les équipements et le processus qui mène à la production du sirop, mais aussi du beurre d’érable, des sucettes et d’autres produits dérivés.

À quelques pas de là, une salle de réception chaleureuse accueille les visiteurs, témoignant du côté rassembleur de l’endroit. Il mentionne notamment l’organisation de tournois de cartes. « Depuis 14 ans, on fait des tournois de whist et on affiche les gagnants en photo sur les murs. En 2026, on avait 26 équipes. »

Un musée façonné par les années

C’est toutefois à l’étage que se trouve l’un des éléments les plus marquants du lieu: le musée acéricole, entièrement constitué par Gaby Bédart au fil de ses trouvailles. On y retrouve des tonneaux, des barils, des pannes en bois, des anciennes cannes, des chalumeaux de différentes époques, des chaudières, ainsi que plusieurs paires de raquettes en bois.

Chaque objet témoigne de l’évolution des pratiques acéricoles et, surtout, de la passion de celui qui les a rassemblés. Gaby Bédart prend d’ailleurs plaisir à raconter l’histoire de chacune de ces pièces aux visiteurs, transformant la visite en véritable immersion dans le passé.

Au-delà des objets, la Cabane à Mononcle Gaby se distingue par l’expérience qu’elle propose, où tradition, partage et mémoire se croisent.

Un livre d’or, laissé à la disposition des visiteurs, témoigne de cet attachement. Gaby Bédart y découvre les impressions de ceux qui passent par son musée, ainsi que les endroits d’où ils viennent.

Dans une région comme la Beauce, où la tradition des sucres occupe une place importante, des initiatives comme celle de la Cabane à Mononcle Gaby permettent de préserver un savoir-faire, tout en le rendant accessible aux nouvelles générations.

Un lieu où le sirop d’érable se transforme, mais où l’histoire, elle, continue de bouillir.

Vous pouvez écouter l'intégralité de notre visite dans la Cabane à Mononcle dans la vidéo ci-dessus.

Maverick Poirier et Gaby Bédart
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Photo: Germain Chartier / EnBeauce.comMaverick Poirier et Gaby Bédart

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