Séance du conseil des maires
Ligne de haute tension: la Nouvelle-Beauce veut préserver le potentiel agricole

Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles
La MRC de La Nouvelle-Beauce demande à Hydro-Québec d'évaluer les possibilités d'utilisation agricole et forestière des emprises qui pourraient être créées dans le cadre du projet Axe Appalaches–Bas-Saint-Laurent, actuellement à l'étude.
C'est le sens d'une résolution qui a été adoptée par le conseil des maires, lors de la séance régulière du 16 juin.
Ces emprises correspondent aux bandes de terrain qui doivent être maintenues dégagées sous les lignes de transport d'électricité.
Les élus estiment que ces superficies pourraient, lorsque les conditions le permettent, continuer à contribuer aux activités agricoles et forestières du territoire plutôt que d'être soustraites à toute utilisation.
Rappelons que deux variantes de tracés sont proposées pour l'installation de pylônes de la ligne de 315 kV sur environ 250 km, entre Saint-Adrien-d'Irlande et Saint-Honoré-de-Témiscouata. L'un de ces tracés pourrait traverser des secteurs de Saint-Elzéar, de Sainte-Marie, de Sainte-Marguerite, de Saints-Anges et de Frampton.
La MRC souhaite que cette réflexion soit menée en collaboration avec les propriétaires concernés, les producteurs agricoles et forestiers ainsi que les partenaires du milieu afin d'identifier les meilleures solutions pour le territoire.
Rappelons qu'en mars dernier, l'organisme municipal avait aussi demandé à la société d'État d'enfouir sa ligne de transport d'électricité, plutôt que de construire en ligne aérienne.
Transport scolaire
La MRC de La Nouvelle-Beauce demande au Centre de services scolaires de la Beauce- Etchemin (CSSBE) de suspendre l'application des nouvelles mesures entourant le transport scolaire et de maintenir les services actuellement offerts jusqu'à ce qu'une analyse complète de leurs impacts soit réalisée.
Cette prise de position fait suite aux préoccupations exprimées par plusieurs municipalités et citoyens du territoire. Selon les élus, les modifications apportées à l'application de la politique de transport scolaire pourraient réduire l'admissibilité de certains élèves au transport, limiter des accommodements actuellement offerts aux familles et entraîner des frais supplémentaires dans certaines situations.
La MRC s'inquiète également des répercussions possibles sur la sécurité. Les nouvelles modalités pourraient entraîner une augmentation de la circulation et du nombre de véhicules aux abords des écoles et obliger certains élèves à parcourir de plus longues distances à pied dans des conditions qui ne sont pas toujours adaptées à des déplacements sécuritaires, particulièrement en milieu rural et durant la période hivernale.
Les élus soulignent aussi les défis que ces changements pourraient représenter pour les familles en garde partagée, notamment lorsque les parents résident dans des municipalités différentes. Ils rappellent que les particularités du territoire doivent être prises en compte dans l'organisation du transport scolaire et que les municipalités pourraient elles aussi devoir assumer de nouvelles responsabilités liées à la sécurité routière et aux corridors scolaires.
Par sa résolution, la MRC demande au CSSBE de consulter les municipalités concernées et les représentants des parents afin d'évaluer l'ensemble des impacts de ces changements et d'identifier des solutions adaptées aux réalités du territoire. Pour les élus, la sécurité et le bien-être des élèves doivent demeurer au cœur des décisions touchant l'organisation du transport scolaire.
Appel à projet en cours
Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation lance un appel de projets dans le cadre du Fonds régions et ruralité (FRR) – Volet 1 Rayonnement régional. Une enveloppe d'un million de dollars est disponible pour soutenir des initiatives qui contribuent à rendre les milieux de vie plus attrayants, inclusifs et dynamiques.
Les projets recherchés peuvent notamment toucher les loisirs, le sport, la culture ou le plein air; l'amélioration ou le maintien de services de proximité; des initiatives favorisant la santé et le mieux-être; ou des actions contribuant à attirer et retenir les familles et les jeunes dans la région.
Les organismes admissibles sont invités à soumettre des projets, ayant des retombées à l’échelle régionale, au plus tard le 27 août 2026.
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