Ce jeudi 19 février
Des paramédics manifestent devant Bernard Drainville à Saint-Georges
Une trentaine de paramédics de Chaudière-Appalaches et de l’Estrie se sont mobilisés ce jeudi 19 février à Saint-Georges, en marge d’un 5 à 7 organisé par le député de Beauce-Sud et ministre Samuel Poulin, qui recevait le candidat à la chefferie de la CAQ, Bernard Drainville.
En grève depuis ce lundi 16 février, les membres du syndicat des Travailleurs ambulanciers syndiqués de Beauce inc. (TASBI) souhaitaient profiter de la présence du politicien pour faire valoir leurs revendications.
La mobilisation s’est tenue devant le lieu de rassemblement des partisans caquistes. Selon le président du TASBI, Christian Duperron, l’objectif était clair: « Notre mobilisation était très pacifique, on a mis de la musique et les sirènes. Le but, c’était de ne pas manquer M. Drainville et essayer de lui parler. »
Une rencontre d’une quinzaine de minutes
Bernard Drainville et Samuel Poulin ont accepté d’échanger avec le président du syndicat. « On a finalement pu échanger une quinzaine de minutes. Les échanges ont été très cordiaux, on l’a sensibilisé à ce qu’il se passait présentement sur la table des négociations », relate Christian Duperron. Le président précise que le candidat à la chefferie a indiqué ne pas pouvoir intervenir directement dans les discussions en cours. « Il nous a dit qu’il ne pouvait pas intervenir et on comprend très bien, mais on s’attend à ce qu’il puisse influencer les prochaines décisions. »
Dans un contexte où les paramédics de la région sont en grève à durée indéterminée, le syndicat souhaite que le dossier demeure une priorité politique. « Si c’est le prochain chef, on veut qu’il comprenne qu’on est tanné de tout le temps répéter les mêmes affaires. Ce n’est pas plus la CAQ qu’un autre gouvernement, c’est juste que c’est toujours la même histoire. » Christian Duperron estime toutefois que le message a été entendu. « Je pense qu’il a bien compris. Il a dit être au courant que la profession de paramédic avait évoluée et il était sensible à nos demandes. Les échanges ont été francs et pertinents. »
La mobilisation, incluant les discussions, aurait duré environ une heure. « Dès qu’on a pu parler avec lui, on a arrêté. On était 30-35 paramédics des deux régions », ajoute-t-il.
La prochaine rencontre entre les parties est prévue le 12 mars. « On attend de voir », conclut Christian Duperron, alors que le conflit de travail se poursuit et que les discussions restent à reprendre.
À lire également :

