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Ce que veulent les femmes?

durée 11h05
3 juillet 2015
Bianka Champagne, M.A., Sexologue-psychothérapeute et praticienne en IMO
duréeTemps de lecture 3 minutes
Par
Bianka Champagne, M.A., Sexologue-psychothérapeute et praticienne en IMO

Ce que veulent les femmes?

Ce sujet est délicat et complexe à aborder. Ce texte est un questionnement à savoir ce que veulent les femmes. Poursuivent-elles leur démarche vers l’égalité des sexes? Elles semblent ne pas savoir ce qu’elles veulent ou elles veulent tout selon leur désir. Certaines femmes d’aujourd’hui envoient un double message : L’égalité entre les hommes et les femmes et exclure les hommes près d’elles dans certains contextes.  

Depuis quelques temps, un nouveau phénomène ou mode se dessine particulièrement dans les centres d’entraînement mixtes. Les femmes québécoises demandent à avoir des sections réservées pour elles en prétextant, entre autres, qu’elles sont inconfortables avec leurs courbes sous le regard masculin. Ces rondeurs féminines sont normales et naturelles. Pourtant, le ton de voix et les émotions sont ébranlés lorsque l’idée de « cacher » le corps de la femme est énoncée dans un sujet de conversation. Les demandes des personnes provenant de cultures autres que québécoise s’orientent dans ce sens. Le fait de givrer les vitres1, d’instaurer des plages horaires uniquement pour les femmes à la piscine et des sections réservées que pour elles aux gym2 crée une indignation pour plusieurs d’entre nous. Le résultat de ses deux demandes est le même, la ségrégation entre les hommes et les femmes. Et si c’était les hommes québécois qui avaient demandé à ce que les femmes aient leur section juste pour elles? Elles auraient probablement manifesté haut et fort leur désaccord. Nous retrouvons aussi des sections roses dans les garages invitant uniquement les femmes à s’y présenter. Tout ceci va à l’encontre des besoins revendiqués de nos grands-mères, soit d’être reconnues entièrement en tant que femmes indépendantes, autonomes intellectuellement et physiquement ainsi que d’être présentes parmi les hommes de façon égalitaire.

La Femme québécoise a lutté pour avoir accès à son indépendance, à son autonomie, à sa liberté et à l’égalité entre les sexes. Leur préoccupation était d’avoir accès aux mêmes droits et plaisirs que les hommes. Les femmes se sont assissent aux tables des tavernes réservées au sexe masculin3. Elles ont pris leur place parmi les hommes sans s’isoler et sans égard à leurs courbes voluptueuses. Cette alliance féminine a contribué à ce que les générations futures, nous, puissions prendre nos propres décisions, d’orienter notre vie selon nos ambitions, de vivre notre sexualité féminine, de faire ce que nous voulons de notre corps et d’assumer nos choix dans un environnement mixte et égalitaire. Quelle alliance avons-nous envers les femmes des générations précédentes pour continuer leur quête à l’égalité entre les sexes?

Il est difficile de comprendre ce que veulent les femmes. Elles laissent l’impression qu’elles veulent avoir accès à tous les milieux d’hommes sans être confrontées à l’expression masculine. Regarder ces hommes sans y être près pour qu’ils puissent à leur tour nous regarder de loin. Tout ceci pour éviter un soit disant malaise associé à sa propre perception négative des courbes féminines plus présentes. Nos grands-mères enlevaient et brandissaient leurs brassières dans les rues pour symboliser leur émancipation et leur révolution sexuelle. Nous, femmes d’aujourd’hui, montrons allègrement notre poitrine et nous nous cachons du regard des hommes pour modeler le corps dans le but de correspondre au culte de minceur/maigreur. Tout ceci en espérant que le sexe opposé nous remarque sur la rue. Nous, Femmes, mettons un lourd carcan en s’imposant ce culte du corps mince et sans courbe. Certains choix et actions des femmes démontrent une faible alliance envers les femmes du passé et créent un pas vers l’arrière.

Il est à notre génération, entre autres, de briser les stéréotypes du corps féminin et d’assumer notre présence dans tous les milieux pour poursuivre l’émancipation commencée par nos grands-mères. Le défi est de s’adapter aux différences et d’accepter nos propres rondeurs tout en continuant de prendre notre place parmi les hommes et les autres femmes. 

  1. http://ici.radio-canada.ca/regions/Montreal/2006/11/07/006-YMCA-Parc_n.shtml
  2. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/national/2015/03/20/001-mcgill-etudiante-musulmane.shtml
  3. http://ici.tou.tv/tout-le-monde-en-parlait/S10E02?autoplay=true
 
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commentairesCommentaires

1

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  • JP
    Jacques Pomerleau
    temps Il y a 7 ans
    Parfaitement d'accord. Trop de femmes ont le questionnement adolescent, sans vouloir choquer. Nous vous aimons, tel quel. Bien sur, le minimum de soins est nécessaire, homme comme femme. Le réflexion doit continuer.