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L'atelier du charron Polycarpe Dion dans les années '20

durée 05h00
17 avril 2022
duréeTemps de lecture 3 minutes
Par
Pierre Morin

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Polycarpe, un prénom qui n’est vraiment plus à la mode, mais il le fut il y a 100 ans. Celui-ci a eu un gros bâtiment (1re photo) situé sur ce qu’on appelait alors «le chemin d’en bas» (1re avenue), par opposition à la 2e avenue, qu’on appelait le «chemin d’en haut». Existait alors un métier disparu de nos jours, celui de charron, soit un fabriquant et réparateur de chariots, de charrettes et de grandes roues en bois cerclées de fer pour ces véhicules. M. Dion exerçait précisément ce métier et il avait aménagé un atelier à cet effet dans cet immeuble. Hélas, l’inondation de 1928 causa des dommages majeurs à cet édifice, comme on le voit aux photos 2 et 3. Même le  revêtement de briques fut dévasté. Son voisin de droite, M. Jos Bolduc, qui  avait sa boutique de forge juste à côté, a aussi subi de lourds dommages à son établissement lors de la même débâcle, comme ou le voit à la 2e photo. Polycarpe  a reconstruit son immeuble et on y ajouta des pompes à essence (photo 4). Quelque temps plus tard, son fils Jos Dion (le père de l’ingénieur Louis Dion), qui était mécanicien, exploita cette «station-service» pendant quelques années. Juste à côté (au nord, à gauche sur la 3e photo), il y avait une maison qui fut plus tard la résidence de l’autre fils M. Gérard Dion, qui se présentait comme «mécanicien-dentiste» (qu’on appelle aujourd’hui un denturologiste). En 1940, le garage Dion fut loué à M. L.-P. Baril qui y établi son commerce pendant environ 5 ans. À noter qu’à cette époque, MM Jos Dion, L.-P. Baril et Ernest Bureau avaient tous les trois leurs résidences voisines dans la rue Saint-Gabriel (14e rue) du côté ouest. Vers 1955, Jos Dion vendit à M. Bureau son édifice commercial de la 1re avenue, que celui-ci transforma en épicerie (photo 5). Il l’exploita pendant 10 ans. Celle-ci fut ensuite vendu en 1966 à M. Guy Thibaudeau qui l’opéra jusqu’en 1992. Puis ce commerce demeura fermé et vacant pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’il soit démoli en 2016. En 2017, on a construit à cet endroit le premier d’une série de 18 imposants blocs à appartements. En résumé, l’édifice apparaissant sur les cinq photos était situé là où se trouve maintenant le premier bloc, soit le 12705 de la 1re avenue. Avec le barrage Sartigan qu’on a érigé en 1967 et le nouveau mur de soutènement qui borde ce secteur au centre-ville, les risques d’inondation semblable sont maintenant très minimes.

Photo 1 du fonds Cyprienne et Marcel Morissette. Photo 3 du fonds Luce Barriault. Photos 2, 4 et 5 du fonds Claude Loubier. Texte et recherches de Pierre Morin.

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