Saint-Georges
Le sort de l'immeuble de la 2e avenue sera-t-il réglé en 2026?
Personne à la Ville de Saint-Georges n'est en mesure de dire ce qu'il adviendra de l'immeuble de la 2e avenue, laissé à l'abandon depuis plusieurs années. Pas même la mairesse.
« Je suis consciente que c'est très dérangeant mais le dossier est extrêmement complexe », a fait savoir Manon Bougie, au cours d'un entretien téléphonique avec EnBeauce.com.
Un résolution du conseil municipal, adoptée le 20 janvier 2020, autorisait ses services juridiques d’entamer les procédures légales nécessaires pour assurer la sécurité autour du bâtiment centenaire, qui s'élève à l'intersection de la 120e rue, «puisqu'il présente des signes de détérioration représentant un risque pour la sécurité des biens et des personnes.»
Cette décision avait été prise après que des avis d’infraction et des constats aient été émis par l'administration georgienne auprès de la Fiducie Nancy Poulin, propriétaire de l'édifice. Mais aucune action n’a été menée par celle-ci pour réduire la dangerosité du site, notamment la chute de briques en raison de la maçonnerie qui s'effrite.
Le dossier est tombé en dormance pendant la pandémie de la Covid-19.
À l'automne 2023, Saint-Georges avait suspendu les procédures de demande introductive d’instance, pour obliger le propriétaire à faire les travaux correctifs nécessaires, afin de se conformer à la réglementation municipale. Ceci dans le but de permettre au propriétaire de déposer des plans et devis pour obtenir les permis de construction requis.
Depuis, rien n'aurait bougé et la Ville s'est tournée vers les tribunaux pour que la question puisse se régler éventuellement. «C'est devant la cour, alors je ne peux pas commenter davantage sur le dossier. On espère une entente en 2026», a fait savoir la mairesse.
Signalons que l'immeuble est visé par un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) qui encadre la construction de nouveaux bâtiments et les travaux de rénovation extérieurs des bâtiments existants, en tenant compte des particularités propres à l'édifice et au quartier dans lequel il s’insère. Pour ces raisons, la démolition pure et simple de la bâtisse ne serait pas la première option proposée pour régulariser la situation.
Quant à l'achat du bâtiment par la Ville de Saint-Georges, «ce n'est absolument pas considéré», a conclu Manon Bougie.
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