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Chronique Pier Dutil, par

23 mars 2020 - 18:00

Des mesures exceptionnelles pour une situation exceptionnelle

DES MESURES EXCEPTIONNELLES POUR UNE SITUATION EXCEPTIONNELLE

La pandémie due au coronavirus qui frappe la planète présentement est une crise d’une ampleur telle que personne n’a encore vécue. Plus d’un milliard d’êtres humains, dans une quarantaine de pays, sont confinés à demeure.

Plus de 10 000 personnes sont décédées à date et le bilan ne cesse de s’alourdir. Dans des pays comme l’Italie et l’Espagne, on compte les morts par plusieurs centaines quotidiennement.

Une gestion efficace

Heureusement pour nous, au Québec, le Gouvernement Legault a su prendre promptement des mesures importantes qui semblent donner des résultats positifs.

En date de dimanche, on a prolongé jusqu’au début mai la fermeture de toutes les institutions scolaires et des centres de garde. On a également décrété la fermeture des centres commerciaux, des restaurants, des bars, des salons de coiffure et d’esthétique et on a maintenu l’interdiction des visites dans les hôpitaux, les CHSLD et les résidences pour personnes âgées.

De plus, on insiste pour que les personnes de plus de 70 ans et les touristes qui rentrent au pays se soumettent à une quarantaine volontaire, que les autres évitent les rassemblements et respectent une certaine distance entre eux.

Dans un point de presse quotidien, le premier ministre Legault, le directeur national de la santé publique, le Dr. Horacio Arruda, et la ministre de la Santé, Danielle McCann dressent un bilan de la situation clair et précis sans sombrer dans le «pétage» de bretelles, ni dans la panique.

Le premier ministre Legault agit comme un véritable chef d’état et on sent qu’il y a un pilote dans l’avion, contrairement à ce que l’on observe à Ottawa où Justin Trudeau a l’air complètement dépassé par les évènements. Après avoir fait preuve d’un important manque de leadership lors de la récente crise autochtone, son attitude actuelle, pourrait marquer le début de la fin de sa carrière politique.

La planète est paralysée

La crise actuelle concerne la planète entière. Les grandes capitales mondiales sont désertes, les avions ne volent pratiquement plus, des pans majeurs de l’économie sont fermés, des centaines de milliers de travailleuses et travailleurs sont au chômage. Et, comme si tout cela ne suffisait pas, même l’industrie du sexe cesse ses opérations. Peut-on imaginer pire situation?

Toutes les activités artistiques et les compétitions sportives à l’échelle de la planète ont été annulées. Il est même envisageable que les Jeux Olympiques de Tokyo, prévus pour le mois de juillet, subissent le même sort.

Malgré tout cela, ce qui me surprend, c’est qu’il y a encore des imbéciles (je n’ai pas trouvé de mot plus gentil) qui continuent de vivre comme si de rien n’était. Certaines personnes refusent de suivre les consignes mises de l’avant par les dirigeants afin de contenir la COVID-19. Elles prétendent ne pas avoir peur, mais elles oublient que leur attitude fait peur.

Du beau et du moins beau

La situation actuelle, aussi alarmante soit-elle, ne devrait pas nous faire oublier que, présentement, des milliers de travailleuses et travailleurs demeurent en poste dans les secteurs de la santé, de l’alimentation, du transport, de la sécurité, etc. pour assurer une poursuite des activités de première nécessité. Ces personnes méritent notre reconnaissance.

Quant aux parents, qui se retrouvent avec leur marmaille à la maison à longueur de journée, la situation leur fournira l’occasion d’apprécier le travail du personnel des écoles et des garderies qui, lui, accueille quotidiennement quelques dizaines de jeunes. Si vous trouvez cela difficile à la maison avec deux ou trois marmots, imaginez la situation du personnel enseignant.

Par contre, nous assistons à des comportements répréhensibles de la part de quelques charognards qui veulent exploiter les personnes vulnérables en dévalisant les rayons de produits de protection comme les masques et les liquides pour se laver les mains dans le but de les revendre à gros prix sur les réseaux sociaux. Pour certains, la cupidité n’a pas de limites.

L’état de la situation 

Au moment d’écrire ces lignes, le Québec compte 219 victimes, dont 24 sont hospitalisées et quatre personnes sont décédées, toutes habitaient la même résidence pour personnes âgées. Sur une population de près de 8,5 millions, il nous faut reconnaître que ce n’est pas la catastrophe. Mais il ne faut pas banaliser la situation pour autant.

Grâce aux mesures mises de l’avant par nos dirigeants, la crise actuelle peut être considérée sous contrôle. Mais nous n’en sommes qu’au début. Il importe aux citoyens que nous sommes de faire preuve de prudence et de respecter les consignes que l’on recommande.

Les mesures imposées par nos dirigeants peuvent avoir l’air sévères, mais, comme mentionné dans le titre de cette chronique, lorsque l’on est frappée par une crise exceptionnelle, il faut savoir adopter des mesures exceptionnelles.

Je vis ma «quatorzaine»  

Au moment d’écrire ces lignes, je suis en «quatorzaine» pour deux raisons. D’abord, j’ai plus de 70 ans, puis, deuxièmement, je reviens d’un voyage au Mexique. Je n’ai pas hésité une seconde à me conformer aux recommandations de nos dirigeants.

Ne me tombez pas tous sur la tomate parce que j’ai osé voyager. Au moment de mon départ, la crise actuelle n’était qu’une épidémie confinée en Chine et en Corée du sud. C’est seulement quatre jours après mon départ que l’on a décrété la pandémie.


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PENSÉE DE LA SEMAINE

Je dédie la pensée de la semaine au public en général et à nos dirigeants politiques en particulier :

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