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Les nouveaux pères

20 juin 2022 | publié à 18:00
Pier Dutil
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Par
Pier Dutil

LES NOUVEAUX PÈRES

À l ’occasion de la fête des pères qui avait lieu dimanche dernier, j’ai apprécié écouter et lire de nombreux reportages dans les médias parlés et écrits portant sur le rôle des pères au XXIe siècle.

Avant de tomber dans le vif de mon sujet, permettez-moi de préciser que je ne suis pas père. Pour des raisons personnelles, mon épouse et moi, après plusieurs années de mariage, avons décidé de ne pas avoir d’enfants.

LES PÈRES DE MON ENFANCE

Pas besoin de remonter au déluge pour constater à quel point le rôle des pères a évolué au cours des ans. Et cette évolution, elle est largement positive.

Ma grand-mère Dutil a élevé 11 enfants. À cette époque, mon grand-père travaillait dans les chantiers forestiers du Maine durant l’hiver et il était absent durant plusieurs mois.

Pendant ce temps, ma grand-mère s’assurait que la maisonnée et la marmaille ne manquent de rien. L’élevage du bétail, la traite des vaches, l’entretien des bâtiments et le suivi des enfants, toutes ces responsabilités reposaient sur les épaules de la mère à cette époque. 

De retour à la maison au cours de l’été, le père contribuait à alléger quelque peu le rôle de la mère en prenant la relève au niveau de certaines tâches reliées à l’exploitation de la ferme et de la maisonnée. D’année en année, la routine du père en partie absent reprenait. C’était l’époque et, loin de moi l’idée de porter un jugement sur les rôles respectifs de ces parents. Le père était souvent vu alors comme un géniteur avant tout.

Durant mon enfance, ma mère, qui a élevé quatre enfants, dont un plus turbulent que les autres et que je vous laisse le soin d’identifier, demeurait à la maison. Comme on le disait à cette époque : «Maman a travaille pas, a l’a trop d’ouvrage.»

Durant ces années, c’est le père qui travaillait et qui ramenait la paye à la maison, paye qui était bien souvent administrée par la mère. C’était l’époque du père pourvoyeur et, encore là, pas question de porter un jugement sur les rôles respectifs de ces parents.

UN GRAND BOULEVERSEMENT

Au cours des années 70 et 80, on a assisté à un grand bouleversement lorsque les femmes ont décidé de suspendre leur tablier et de prendre leur place sur le marché du travail.

Les femmes, incluant les mères, désirant acquérir une certaine liberté financière, ne voulaient plus dépendre d’un homme lorsqu’elles avaient le goût d’acquérir certains biens (vêtements, meubles, etc.). 

En permettant aux femmes de sortir de la maison pour aller travailler, il fallait envisager un certain partage des tâches à la maison. Les hommes se devaient de participer aux tâches ménagères et à l’éducation des enfants.

Cette transformation ne s’est pas réalisée du jour au lendemain. Si, pour de nombreux époux, s’adonner à certaines tâches effectuées dans le passé par la femme allait de soi, il y a eu de la résistance de la part de nombreux «machos».

LES JEUNES PÈRES

Aujourd’hui, au sein du couple, il est devenu tout à fait naturel de voir les deux partenaires partager les tâches. 

À la porte des garderies le matin et le soir, on peut observer autant de pères que de mères y déposer ou cueillir leurs enfants. À l’heure des repas, plusieurs pères mettent la main à la pâte et participent à la préparation des repas. Même chose lorsque vient l’heure du bain des enfants; les pères répondent présents.

La façon de faire présentement me semble si évidente que je me demande pourquoi il a fallu tant d’années pour que l’on en arrive au partage des tâches que l’on observe aujourd’hui. 

Mais, n’essayons pas de réécrire l’histoire avec les valeurs d’aujourd’hui. Contentons-nous d’apprécier ce nouveau partage des rôles au sein de la famille où les pères participent beaucoup plus activement. Tout le monde y gagne.

Visionnez tous les textes d'opinion de Pier Dutil


PENSÉE DE LA SEMAINE

Je dédie la pensée de la semaine à tous les pères :

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