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Hugues Drouin

Voyage à Oshkosh, WI (partie 2)

durée 17h00
6 novembre 2022
durée

Temps de lecture   :  

4 minutes

Par Hugues Drouin

 

Voyage à Oshkosh, WI (partie 2)

 

Nous avons planifié notre départ pour le vendredi 22 juillet, même si la convention comme telle débute le lundi suivant. Pourquoi partir si tôt? Plusieurs éléments jouent en faveur de cette date. Premièrement, la météo s’annonce parfaite pour notre vol, ce qui est, disons-le, un élément majeur dans la planification d’un tel vol. 

Deuxièmement, cela nous assure d’avoir une place de stationnement pour notre séjour. Hé oui, il arrive que le terrain soit rempli à pleine capacité et que les visiteurs doivent atterrir à Appleton ou à Fonds-du-Lac, aéroports qui sont situés à environ 30 minutes de route de Oshkosh. On ne stationne pas 10 000 avions comme 10 000 voitures, ça prend énormément d’espace! En plus, toutes les infrastructures sont en place pour permettre aux visiteurs de faire du camping sur place (douches, eau potable, toilettes). Que vous arriviez avec un avion d’une valeur de 30 000 $ ou de 3 000 000 $, vous avez accès aux mêmes services. Les gens sur place n’ont plus de statut social. Ils sont tous là parce qu’ils sont des passionnés d’aviation. Tom Cruise et Harrison Ford sont d’ailleurs des habitués de Oshkosh!

Les gens viennent de partout en Amérique du Nord et même d’Europe, dans certains cas. En plus, il existe un gigantesque terrain de camping pour ceux qui arrivent par la voie terrestre. Finalement, tous les hôtels et motels de la ville sont à pleine capacité.

La réunion de tous ces gens crée un ambiance vraiment spéciale. Vous pouvez être assis pour un lunch à coté de gens qui viennent d'aussi loin que l'Australie et discuter d’aviation comme si c’était votre voisin. 

Procédures pour le vol
Après avoir confirmé la météo, nous devons déposer un plan de vol qui spécifie clairement notre destination, nos arrêts pour faire le plein, notre altitude proposée, les détails de l’avion et des équipement à bord, des infos sur le pilote et les passagers ainsi que la durée du vol et l’heure estimée d’arrivée.

Pour ce genre de voyage, il est très pratique de demander un suivi radar. En effet, ce service est offert par Nav Canada et nous permet d’être suivi sur les radars des contrôleurs tout au long de notre route. Nous devons cependant demander ce que l’on appelle un code transponder. Ce code, une fois entré dans mon transponder, va émettre des signaux à tous les radars qui sont en mesure de nous capter, en y indiquant notre vitesse, notre altitude et notre position exacte. En conséquence, les contrôleurs peuvent nous aviser de tout traffic pouvant nous affecter. 

De plus, vu que nous allons traverser la frontière, nous devront aviser le US Custom Dept de notre heure d’arrivée ainsi que les infos très détaillées sur le pilote et les passagers (numéro de passeport, temps prévue que nous allons traverser la frontière et endroit précis, aéroport de dédouanement). On nous attend donc à l’aéroport en fonction des données fournies sur ce document transmis par internet que l’on appelle un EAPIS (Electronic Advance Passenger Information System).

Comme vous pouvez le constater, on ne décolle pas pour les USA comme on le ferait pour un vol local. Si jamais il y avait un changement à l’horaire proposée, il faut immédiatement les aviser de nos intentions. C’est du sérieux.

Enfin, avant de décoller, nous devons vérifier notre poids et centrage. On ne peut pas charger n’importe quoi et n’importe comment. Il existe des chartes pour notre avion et même des logiciels qui calculent pour nous si nous sommes dans les limites. Dans notre cas, même si mes réservoirs peuvent contenir 38 gallons US (143 litres), je n’ai pu en mettre que 35 (132 litres) afin de respecter les limites maximales pour mon décollage.

Comme notre premier arrêt est à Lindsay (Ontario), j’ai calculé une distance de 385 milles nautiques (710 kilomètres) avec les vents de face que nous aurons, une vitesse sol d’environ 135 nœuds (250 km/heure), j’ai estimé brûler environ 28 gallons américains (106 litres), car mon engin consomme environ 10 gallons à l’heure (38 litres).

J’avais au préalable tout vérifié (niveaux d’huile, pression des pneus) et autres inspections usuelles avant ce vol. Un bon lavage de l’avion et des vitres était également tout indiqué. De plus, une dernière mise à jour des GPS avait été faite afin d’avoir partout les bonnes fréquences et les bonnes infos pour tous les aéroports qui seront sur notre trajet.

Lorsque l’on effectue un vol sur de longues distances, on doit toujours avoir un plan B au cas où la météo changerait ou pour toute autre raison. C’est un peu comme partir en auto, on doit planifier si la météo est mauvaise ou que tout autre évènement survient sur la route prévue.

Visionner la vidéo

Maintenant on est prêt à décoller. C’est ce que nous verrons dans mon prochain blogue !

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